Il est temps de stresser !

Dernière mise à jour : 9 avr.

Oui oui, vous avez bien lu le titre : il est temps de stresser.


Du coup, peut-être qu'une de ces pensées vous traverse l'esprit :

- Tiens, c'est intriguant !

- Mais qu'est-ce qu'elle raconte Maroussia ?

- Stresser ? Mais non, ça ne peut pas être bénéfique !


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Le stress : cet ami qui vous veut du bien


Plus souvent qu'on peut l'imaginer, des sportifs m'expliquent ne pas du tout stresser lors d'une compétition.


A première vue, on pourrait se dire : "tiens, c'est cool ça ! tu tiens bien la pression, ça va bien se passer"


A contrario, on entend plus souvent des personnes s'inquiéter d'un trop plein de stress et des difficultés qui en découlent ! D'ailleurs, voici mes meilleurs conseils pour le gérer !


Sauf que là où ça devient plus critique et tout de suite moins à prendre à la légère, c'est que ces mêmes sportifs qui ne semblent pas stresser, m'expliquent se sentir en fait détachés de l'événement, voire absents.


Et là, c'est quand même problématique 😕



Ne pas suffisamment être stressé, c'est problématique pour au moins 2 raisons :


1. Le stress est une réaction naturelle (et universelle)


Notre copain le stress s'active dans les situations dangereuses. Réellement dangereuses, comme une agression. Ou symboliquement dangereuses : compétition, oral etc.


2. Le stress est nécéssaire à la performance


La volonté du stress, c'est de nous protéger et de nous pousser à prendre une décision.


Quand on est dans une situation stressante, tout un tas de choses se mettent en place vers cette prise de décision, comme la sélection d'informations pertinentes.



Les bienfaits du stress pour la performance


Nous sommes d'accord : qu'il s'agisse de la compétition ou d'une présentation dans le cadre professionnel, nous voulons être au maximum de nos capacités le Jour J !


Et bien cela est rendu possible si vous vous situez dans la zone de réalisation, dit de "stress optimal".


Courbe de réaction au stress


Grâce à la Courbe d'utilité de la réaction au stress de Yerkes et Dodson (1906), nous voyons que :

- l'absence de stress inhibe

- l'excès de stress perturbe


Lorsqu'on se retrouve dans la zone de réalisation, la performance, la confiance sont rendu possible.



Des différences entre les sportifs et les sports


Bien sûr, nous ne sommes pas tous pareil. Les niveaux d'activation varient d'un athlète à un autre. Certains athlètes auront besoin d'être plus calmes pour performer, d'autres besoin d'être très stimulés.


Et tous les sports ne sont pas non plus logés à la même enseigne : pour le sprint ou l'haltérophilie, le sportif aurait besoin d'avoir un niveau d'activité très élevé alors que pour les golfeurs ou les tennis-man, un niveau d'activité plus faible est recommandé.


 



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