Plus fort.e après un échec, ça se travaille !

Mis à jour : mars 18

Comme Popeye a besoin de ses épinards pour se re-booster, nous avons également besoin de notre kryptonite pour repartir lorsque nous faisons face à l'échec.


L'échec, c'est d'abord une affaire d'interprétation


Lorsque nous déclenchons un comportement, c'est que nous avons un objectif. A la fin de notre action, nous mesurons automatiquement l'écart qu'il y a entre notre objectif et le résultat de notre action. C'est là que commence l'interprétation. Le fait d'avoir atteint notre objectif procure généralement de la satisfaction. En revanche, lorsqu'il n'est pas atteint, certaines personnes vont avoir tendance à voir le verre à moitié vide, d'autres au contraire à moitié plein. Un écart important entre un objectif et le résultat obtenu aura tendance à motivé certain, à en démotivé d'autres. Cette sensation du vécu de l'événement est déjà dû à notre propre évaluation, influencée par un ensemble d'éléments mais pouvant manquer d'objectivité.


Se relever dans l'adversité, tout le monde en est capable


Vous avez certainement déjà entendu parler de résilience. Cette ressource apparaît lorsqu'une personne, une famille, une communauté voire une société est confrontée à l'adversité et qu'elle parvient à revenir à un équilibre voire plus forte qu'avant. C'est rebondir après l'événement.

Et bien sachez que ce potentiel est présent chez tous les individus. Cette capacité ne s'active juste pas de la même façon chez tous les individus. Chez certain, la problématique suffit pour enclencher la ressource, pour d'autres, il va falloir qu'elle soit stimulée par une aide, un accompagnement.


L'importance de la gestion de l'échec


Utiliser des outils de gestion de l'échec en s'inspirant de la résilience semble nécéssaire quand nous regardons les conséquences possibles de l'adversité. Lorsque vous démarrez un projet, vous êtes impliqué tant physiquement, qu'émotionnellement. Par conséquent, l'échec s'accompagne souvent d'émotions négatives. Il peut faire remettre en cause nos compétences et isole.

La résilience s'avère donc être un véritable facteur de protection.


Conseils pour développer sa résilience


Patience

L'investissement émotionnel qui accompagne chacun des projets entrepris est normal. Ainsi, quand l'issue n'est pas celle espérée, nous traversons des étapes successives. Du déni à l'acceptation, ces dernières sont normales et nous permettent de poursuivre notre chemin vers l'équilibre voire la guérison.


Auto-compassion

Prendre soin de soi comme si l'on prenait soin d'un.e ami.e. C'est ça l'auto-compassion. Considérer les erreurs que nous avons commises avec bienveillance ne signifie pas que nous évitons notre souffrance ou que nous minimisons, au contraire, nous l'accueillons tout en la mettant en perspective. Tout n'est jamais complètement de notre fait. Comme si vous distribuez des cartes, distribuez les responsabilités.


Subjectivité

En se rendant à Chartres, un voyageur voit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Son visage exprime le malheur et ses gestes la rage.


Le voyageur demande : « Monsieur que faites-vous ? »


– « Vous voyez bien, lui répond l’homme, je n’ai trouvé que ce métier stupide et douloureux ».


Un peu plus loin, le voyageur aperçoit un autre homme qui lui aussi casse des cailloux, mais son visage est calme et ses gestes harmonieux.


– « Que faites-vous Monsieur ? », lui demande le voyageur.


– « Et bien je gagne ma vie grâce à ce métier fatigant, mais qui a l’avantage d’être en plein air », lui répond-il.


Plus loin un troisième casseur de cailloux irradie de bonheur. Il sourit en abattant la masse et regarde avec plaisir les éclats de pierre. « Que faites-vous ? » lui demande le voyageur.


– « Moi, répond cet homme, je bâtis une cathédrale ! ».


Les casseurs de cailloux, Boris Cyrulnik (2004)


A travers cette fable, vous comprenez que dans la même situation occasionne des réalités différentes. Développer sa résilience passe par le regard que nous portons sur notre personne et sur la situation. Imaginez que vous teniez votre problème entre vos mains. Tournez le, inspectez le dans les moindres recoins. Imaginez toutes les alternatives possibles pour rebondir. Sachez qu'il est plus facile de faire ce travail quand nous avons un niveau d'estime de soi assez élevé (cours estime de soi en ligne disponible ici).


Entourage

Lorsque l'échec survient suite à un projet en groupe, il est important d'analyser la situation en groupe. Cela permet de diminuer la pression individuelle et d'augmenter l'apprentissage de ses erreurs et de celles des autres. Même dans l'adversité, essayer de maintenir des interactions positives, sous-tendues d'entraide et de soutien.



Sources :


Cusin, J. (2017). Chapitre 2. Surmonter les émotions liées à l’échec. Dans : , J. Cusin, Comment surmonter un échec professionnel : Le rôle de l’accompagnant (pp. 37-57). Caen, France: EMS Editions.

Descamps, G. Les déterminants psychologiques du stress.

Manilève , V. (26 janvier 2016). Pour réussir, il faut d'abord commencer par comprendre l'échec. Vu sur : http://www.slate.fr/story/113187/reussir-comprendre-echecs

Sarrouy-Watkins, N. (2016). Gérer l’échec et ses conséquences émotionnelles: Learning from Entrepreneurial Failure. Emotions, Cognitions and Actions. Dean A. Shepherd, Trenton Williams, Marcus Wolfe et Holger Patzelt, Cambridge University Press, 1-331, 2016. Entreprendre & Innover, 2(2), 27-36. https://doi.org/10.3917/entin.029.0027



Vous avez un projet autour de la gestion de l'échec ? je serai ravie de vous aider : cliquez ici.